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Comparaison photoshopesque de la Joconde de Paris de De Vinci et de la Joconde de Madrid, attribuée à l’un de ses élèves.
Les mode de fusion comme méthode de l’histoire de l’art ?
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Comparaison photoshopesque de la Joconde de Paris de De Vinci et de la Joconde de Madrid, attribuée à l’un de ses élèves.
Les mode de fusion comme méthode de l’histoire de l’art ?
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Je ne sais pas pourquoi, mais maintenant il faut faire des photos avec des animaux sauvages, ou des masques, ou les deux.
Alors je m’y mets !
Ce mois-ci une émission de fin d’année spéciale chat !!
[Au sommaire : La campagne lolcat d’Eva Joly, Adopter un chaton sur internet, le ceiling cat dieu d’internet, les neufs vies du chat…]



Encore une fois, de nombreux croyants, catholiques, condamnent ce qu’ils présentent comme autant de blasphèmes que sont la publicité de Benetton, l’autre publicité Benetton la photographie de Serrano, Picnic Golgotha, le Pape de Maurizio Cattelan…
Et il y en a eu, et il y en aura.
Mais tout cela m’amène à supposer quelque chose. C’est que si ces personnes se mettant en colère contre des images, c’est qu’ils y voient un blasphème.
Mais qu’est ce qu’un blasphème ?
Lisons : la définition du terme (voir ici et là) renvoie principalement à la parole, et non à l’image. Une image ne peut être a priori un blasphème que si elle accède à la profondeur de la Parole. Autrement dit, il faut que nous puissions croire à l’image de la même manière que nous croyons à la parole.
C’est ce que dit une image qui peut devenir un blasphème, et non l’image elle-même
Mais, contrairement à la parole, s’assume d’elle même comme une illusion. Et toute image est illusoire. Et elle l’est d’autant plus illusoire que, dans le champ de l’art, qui est le seul champ ou l’image semble être blasphématoire.
Reprenons l’exemple de Serrano :
Plutôt que de les dénigrer, Serrano souhaite d’abord interroger la sacralité des symboles chrétiens dans un contexte historique où les fluides corporels, tels que le sang, ou l’urine, privés de leur sacralité toute judéo-chrétienne, devenaient dans les années 1980, avec le Sida, le véhicule de la plus grande épidémie de l’Humanité.
C’est un fait.
Et déjà, l’œuvre fait appel à une thématique théologique forte, celle de la kénose du Christ, celle liée au phénomène de la dévalorisation que l’ Christ s’est imposé lui-même dans sa propre chair.
Mais surtout, Piss Christ, ce n’est pas le Christ réel plongé dans les fluides corporels d’un homme.
C’est pour de faux!
Ce n’est qu’un morceau de plastique en forme de croix plongé dans un liquide doré faisant d’abord penser à un rayonnement solaire qui baignerait l’objet. Seul le titre de l’oeuvre laisse supposer que l’artiste a réellement uriné dans un récipient contenant l’objet…
Il serait donc naïf de considérer que ce que nous montre une photographie est vrai. Ainsi donc, la première erreur des détracteurs de cette œuvre est d’avoir oublié de douter de ce qui est donné à voir, faisant de leur regard le juge de toute chose, à la manière de Saint Thomas, dans l’erreur et doutant de la résurrection du Christ, que les contempteurs de ces oeuvres oublient.
Car justement, la spiritualité, à l’inverse de l’art, n’est pas affaire d’image.
À croire que certaines prennent des Messies pour des lanternes…



Aliaa Almahdy essaie d’éclairer, à la lumière de son corps, l’obscurantisme qu’elle dénonce.
Certes, la publication intentionnelle de ce corps féminin, jeune et érotisé par les attributs que sont les ballerines, le collant, la fleur et la pose même est, en soit, une provocation au sein d’une culture qui proscrit toute référence érotique hors de la sphère privée.
Mais cette provocation utilise d’étranges codes. Car l’image fait plus volontiers penser à la pose naïve des photographies érotiques du XIXème siècle, interdites et obscènes à l’époque, alors que l’image même, publiée sur internet, fait partie des millions de photographies, amateurs ou professionnelles, crues ou délicates, qui alimentent l’une des nature du Réseau, pornographique.
Des contradictions presque anachroniques, si elle n’est pas forcément volontaire, signifie quelques choses.
Aliaa Almahdy pose en pin-up, comme pour proposer une synthèse de l’érotisme photographique, intemporel, renvoyant à l’époque pré-indépendantiste de l’Égypte, que regrette parfois l’auteur de l’Immeuble Yacoubian, Alaa al-Aswani, révolutionnaire, écrivain et fin analyste de la société égyptienne…
Certes, cet érotisme de pin-up est littéralement frontal, car il refuse de cacher ce qui, a priori, est inconvenant, mais il s’impose car il n’est pas destiné à satisfaire les désir que se destinent à satisfaire habituellement la photographie érotique.
Par sa nature, cette image est politique, et la nudité s’efface au profit du discours.
Aliaa Almahdy prend à témoin le monde entier dans sa nudité, directement inspirée des initiatives féministes. C’est donc devant le monde entier, déjà témoin du Printemps Arabe, que ceux qui seront choqués par cette initiative devront défendre l’idée d’une moralité qui serait ici bafouée.
Car entendons nous. On ne peut considérer qu’une image, dont on prévient qu’elle présente des caractères érotique comme le fait Aliaa, via Blogger, qson hébergeur, respecte deux règle fondamentales d’internet : la liberté d’expression et la responsabilité des internautes vis-à-vis des images qu’ils voient.
Et libres à ceux qui refusent cette nudité de ne pas voir cette image de ne pas la voir. Et la dénoncer, c’est dénoncer la liberté qui a fait d’internet un des socles du fameux Printemps…
Et censurer Aliaa tiendrait de la pure contradiction.
Ironie du sort, quand on demande à Google de trouver des images analogues à celle de Aliaa Almahdy, on trouve notamment un voile, des sculptures de corps masculin et un portrait de femme mariée, comme si l’algorithme du moteur arrivait à associer ironique l’image de l’égyptienne avec d’autres images qui en nourrirait pudiquement le sens. Ou comme si cet algorithme révélait la nature de cette photographie : sage, intelligente et presque trop pudique pour être érotique.
